Introduction à Bogenhafen

Un peu dépité par une lecture du premier tome des « Voies de la Damnation », j’ai cherché quelque chose de plus intime et simple. J’ai jeté mon dévolu sur « Rencontres à Böhenhafen » (supplément « Les héritiers de Sigmar »). Je trouve que ce scénario est bien dans l’esprit Warhammeresque : tout le monde est plus ou moins « méchant », en particulier les gentils halflings sauvés par les personnages au début. Et les joueurs, malgré leur « succés », ont le sentiment mitigé de s’être fait rouler dans la farine. Contrairement à ce que j’ai pu lire ici et là, j’ai aussi bien aimé le clin d’oeil à « Ombres sur Bögenhafen » de la Campagne Impériale. Et mes deux joueurs qui connaissaient aussi, d’autant que le scénario n’a rien à voir avec le précédent.

Mes joueurs sont à peu près tombés dans le panneau, même s’ils avaient compris que les Chardonvert n’étaient pas aussi innocents que leur petite bouille le laissait entendre. L’intrigue en ville les a bien accroché et ils ont découvert les relations complexes d’une petite cité. En complément, j’ai démarré une trame (cf. chapitre précédent), avec l’histoire du bijou volé par le cocher de Elise Magirius.

Trame du collier : le collier dérobé par le cocher intègre un morceau d’une sorte de Malepierre, ce que le cocher ne savait absolument pas. Il existe 2 autres colliers de ce type, disséminés dans l’Empire, et une (secte? groupe ? magicien ?) a demandé à un voleur/assassin (Hernst Baueur) de les récupérer. Ce Baueur a remonté la piste du premier collier jusqu’au cocher, qu’il a assassiné. Il a ensuite repris la route en direction d’Altdorf (il va croiser à nouveau la route des PJs, cf. plus bas). A ce stade, je n’en sais pas plus : il y a 3 colliers, un commanditaire les cherche pour en faire un truc vilain, mais je ne sais pas encore quoi.

En chemin vers Altdorf

Mes joueurs ont décidé spontanément d’élucider le meurtre du cocher, ils sont donc partis sur les traces de Baueur. Comme je voulais leur faire découvrir les joies fluviales, les Chardonvert leur ont proposé de servir de gardes sur une péniche qu’ils ont affrétés pour revendre un surplus de farine à Altdorf. Mes PJs on acceptés, tout en se méfiant fortement des halflings. Ce qu’ils ne savent pas, c’est que les Chardonvert ont camouflés des outres de cognac Bretonnien dans les sacs de farine. Le halfling de l’équipe a bien tenté de regarder en détail si c’était de la farine dans les sacs, mais le seul moyen de trouver les outres est de percer ou d’éventrer un sac, ce qu’il n’a pas fait :). Cette affaire de contrebande sera peut-être exploité plus tard, je verrais.

En chemin, ils se sont arrêtés à l’Auberge des Trois Plumes, où je leur ai naturellement maîtrisé l’excellent scénario du même nom. Grande partie de rigolages et de quiproquos, on a passé une soirée géniale. Pour corser le tout, Hans Baueur était là, et il était aussi chargé d’assassiner Bruno, le Champion de Justice. Il y est parvenu, au grand dam de mes joueurs, mais ils ont réussi à l’arrêter ensuite et à le faire partiellement parler. Ils ont trouvé dans ses affaires un parchemin avec un dessin du collier et 3 villes mentionnées : Weissbruck, Talabheim et Averheim. Weissbruck a été rayé à la main, et on ajouté Bogenhafen en dessous : c’est naturellement Hans qui a découvert le vol initial et qui a suivi le cocher, avec la fin que l’on sait. La mention de Talabheim n’est pas innocente, car je veux amener mes joueurs là bas pour y faire jouer « Terreur à Talabheim ». En complément, Hans Baueur portait des vêtements portant le signe discret des Tchékiste : il en a assassiné un il y a quelques semaines, pour le compte d’un important personnage de Talabheim, dont il ne connait pas le nom. La seule chose qu’il leur indique, c’est qu’il doit rendre des comptes concernant le collier à un certain « Fleischer », boucher à Altdorf.

J’ai ensuite utilisé les prêtres de Morr et leur cercueil pour introduire l’allumeuse de reverbères : c’est elle qui était enfermée dedans. Succintement, elle travaillait à Carroburg, qui vient de s’équiper d’une vigntaine de réverbères dans le quartier de temples. Sa soeur, sergent de la garde dans la même ville a rejoint « La confrérie nouvelle », une sorte de société bien pensante qui vise à améliorer la vie des habitants le long du Reik. La vérité est naturellement toute autre, mais je n’ai pas encore décidé leurs objectifs. Je penche pour le recrutement forcé de jeunes filles pour alimenter un lupanar fréquenté par des huiles, lupanar à la gloire de Slaanesh je présume. A creuser en tout cas.

Bref, sa soeur a disparue et elle a donc elle aussi intégrée cette confrérie afin d’en savoir plus. Elle a rapidement attiré l’attention avec ses questions, si bien qu’on l’a « recrutée » et qu’elle est donc convoyée vers le lupanar via les faux prêtres de Morr. Mes joueurs soupçonnaient les prêtres d’un truc pas net, j’ai juste eu à leur permettre quelques jets de Perception : après avoir entendu gratter dans le cercuil, mes joueurs sont intervenus et ont libérés la donzelle, en massacrant littéralement 2 des 3 prêtres qui tentaient de s’enfuir (le halfling a une fronde qui n’a pas arrêtée de faire des « Fureurs d’Ulric » sur ce coup là !!!). Je passe sur l’interrogatoire serré effectué par les Patrouilleurs Ruraux le lendemain matin, mais les PJs avaient la duchesse dans la poche, donc je n’en ai pas rajouté non plus.

Un court séjour dans la capitale

Ils ont donc repris leur cheminement fluvial vers Altdorf, sans histoires particulières. Arrivée à Altorf, mes joueurs avaient diverses emplettes de prévues. La tchékiste souhaitait trouver une antenne, l’apprentie sorcière voulait montrer le collier à l’un de ses professeurs et l’allumeuse de réverbères souhaitait savoir si la « Confrérie Nouvelle » était connue ou pas. J’ai utilisé la descriptiin d’Altdorf fournie dans le tome 2 des « Voies de la Damnation », mais la description de la cité est assez minable. Ainsi, les quartiers n’ont aucun nom, ce qui me semble le BA-BA lorsqu’on cherche rapidement à décrire une ville.

La Tchékiste a finalement trouvé une taverne dans les quartiers pauvres à l’est ou j’ai placé un petit quartier Kislévite. Le tenancier lui a indiqué qu’un de leur collègues a été effectivement assassiné vers Talabheim, alors qu’il enquêtait sur une possible consipration en faveur d’une taxation des fourrures importées de Kislev – une autre trame, que je vais probablement croiser avec celle du collier. Cela a naturellement donné à mes joueurs une autre incitation à se rendre dans cette cité.

L’apprentie sorcière a tenté d’en savoir plus sur le collier. La seule chose découverte, c’est que la pierre enchassée semble être une sorte de Malepierre plus ou moins désactivée, mais sans qu’on puisse en dire plus. Un professeur de l’université lui a proposé de garder le bijou plusieurs semaines pour l’identifier, ce qui a suscité une discussion acharnée entre mes joueurs. Au final, ils ont décidé de conserver le collier, ne serait-ce que pour avoir une potentielle monnaie d’échange.

Ils ont aussi tenté de localiser le sieur Fleischer (cf. épisodes précédents), mais sans succés : c’est un artisan qui a bien réussi et qui possède plusieurs boucheries dans Altdorf, mais il est parti à Talabheim voilà 15 jours déja. Tiens, tiens…

En ce qui concerne la recherche de la « Confrérie Nouvelle », ça a été chou blanc, car c’est tout de même une société discrète qu’on ne peut débusquer en quelques heures de recherche.

Après 2 jours passés à Altdorf, mes personnages ont embarqué sur le Konrad III, à destination de Talabheim, comme gardes de la cargaison.

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