A propos du JDR et des Figurines

Au gré des discussions en ligne et dans la vraie vie, le sujet de jouer avec des figurines lors des actions (combats principalement) en JDR revient régulièrement. Comme je fais toujours la même réponse, je l’enregistre ici également 🙂

En un mot comme en cent : je n’aime pas simuler les combats/actions avec des figurines en JDR. Et pour autant, je joue à des Wargames avec moults figurines. Contradiction ? Pas du tout à mon sens.

Le fait d’utiliser des figurines en JDR vient matérialiser de manière précise la situation. Et autour de la table, chacun bascule alors dans un mode « optimisation », où les déplacements deviennent comptés, les positionnement stratégiques, etc, etc. Fini la tension et la pression dramatique : tout devient calculatoire et d’une précision imparable. Si j’aime cette précision dans le cas d’un wargame, je ne l’aime absolument pas en JDR, car elle vient casser toutes les dynamiques « rôlistes » mises en place.

En ce qu’il me concerne, les combats, lorsque c’est nécessaire, sont matérialisés par un plan ou dessin, sur lequel je viens ajouter au crayon à papier et au fur et à mesure des tours, la position grossière de chacun. Vous allez me dire que ce n’est pas très différent de mettre des figurines sur une grille, mais en fait si. J’ai envie que ce PNJ charge ce joueur ? Oui, je le fais, et je n’ai pas à compter X cases. Dans une action désespérée, un des PJs décide de lancer un sort sur un gros méchant en train de trucider un compagnon, méchant qui est légèrement hors de portée du sort ? Je l’autorise.

Sur le plan crayonné, les distances restent dans un léger flou, flou qui permet de mettre de la tension, d’apporter du dynamisme et d’offrir de la place aux actions d’éclat rôlistique. Dans le cadre d’un battlemat avec figurines, le combat tombe dans une structure de type jeu de plateau ou wargame. Ce n’est pas que je n’aime pas le jeu de plateau ou le wargame, c’est que je n’aime pas me retrouver à en faire un milieu d’une partie de JDR !

Voilà, c’est mon avis, et il est naturellement critiquable, chacune et chacun faisant ce qu’il veut autour de sa table, bien entendu.

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