Machine d’arcade bartop

Ma machine d’arcade montée en 2013 avait subit quelques assauts du temps et de divers joueurs et j’ai donc profité de quelques jours à la maison pour procéder à une petite restauration, principalement électronique.

Nouvelle interface, mode MAME

Le boîtier est basé sur le modèle présenté chez ProjectMame, avec une largeur légèrement supérieure pour avoir plus de confort en jeu à deux. Le bâti est en contreplaqué de 8mm, récupéré d’anciens portes de placards. Les panels sont basés sur les templates disponible sur slagcoin, j’ai choisi dans mon cas le positionnement Standard Japanese arcade layout, en mode 6 boutons.

Le boitier en cours de montage

L’électronique de la v2 :

  • Un écran 4/3, ça devient rare en neuf. On peut se trouver pas trop cher sur le boncoin ou encore chez Emmaus. Résolution mini conseillée de 1024×768. J’ai gardé le même que sur ma v1.
  • Un mini-PC. Ma première version était basée sur une carte mère mini-ITX, mais ça oblige à avoir une alimentation ATX, un interrupteur, etc, etc. Au final ça fait beaucoup de câblage, il faut fixer le disque dur, passer les câbles, etc, etc.. Je vous conseille ce type de boitier, auquel vous ajoutez de la DDR et un petit disque dur 2″5. Ca simplifie aussi les alimentations, vous devriez pouvoir tout faire avec une alimentation 12v.
  • Un disque dur, j’ai un vieux 750 Go en 2″5 que j’ai recyclé. 4GB de DDR suffit largement également.
  • Des joysticks et des boutons. J’avais acheté tout un lot chez Smallcab.net (je recommande) il y a 5 ans. Dans mon cas, j’utilise 2 joysticks, 12 boutons (6 par joueur), 2 boutons « start » et un bouton simulant le monneyeur.
  • Deux enceintes de PC dans mon cas, désossées et fixées à l’intérieur du bartop.

    Les enceintes PC désossées

  • Une carte d’ampli. Pour cette rénovation, j’ai utilisée ce modèle de chez Smallcab.net. Compact, puissant et facile à câbler, alimenté en 12v directement depuis l’alimentation du PC.
  • Une carte d’interface manettes-PC. Ma première version était basée sur une carte Arduino Mega, avec un petit soft perso pour simuler le clavier. La connectique laissait à désirer (ie fixation des cables des boutons/joystick) et j’avais parfois des problèmes de rebond. J’ai donc investi dans un IPAC2, et je regrette absolument pas, c’est probablement le seul truc ou je vous conseille de pas faire de la récup/bricolage.
  • La carte Arduino a été récupérée pour faire un éclairage modulé RGB à l’aide d’une petite barrette de LED. Le montage, les composants et le code de base sont décrits chez Adafruit.
  • En bonus, j’ai jouté une clé Wi-Fi, pour faire de la maintenance via SSH et un clavier sans fil, fixé sur le panneau arrière, ce qui permet de faire du dépannage rapide in-situ si le cas se présente. Et l’expérience de la première version montre qu’il se présente…
Le panel en cours d’assemblage

Au niveau logiciel, ma première version était basée sur Lubuntu, avec MAME et le frontend Wahcade. Pour cette seconde version, je « normalise » la machine en OpenSuSE 42.3 (c’est la distribution que j’utilise depuis 20 ans), MAME – bien sûr –  et le frontend « Attract-Mode« , bien plus sympathique à configurer et installer que Wahcade. De plus, le support d’autres émulateurs m’a permis d’ajouter la Megadrive, la SNES et la NES, sans trop de problèmes.

Mode Super Nintendo, avec un JDR Japonais