Joan of Arc (Jeanne d’Arc, quoi)

J’ai participé au kickstarter de Joan of Arc, un plateau-wargame assez monumental en termes de levée de fonds (+2 M EUR). Ayant reçu le jeu le 24 mai 2019, je dois dire que j’ai été assez ébahi – comme beaucoup – par la qualité du matériel, outre la quantité sur laquelle j’étais déjà préparé.

3 grosses boites…

Les figurines sont vraiment superbement sculptées, et le rendu de moulage est vraiment exceptionnel, du rarement – jamais ? – vu en ce qu’il me concerne pour du 15mm. Dommage que la totalité des mes autres jeux soient en 28mm :(. Cependant, les grosses figurines (et quand je dis gros, c’est vraiment gros) sont complètement ré-utilisables sur des tables en 28mm, vu leur taille. Cette qualité et quantité pour le prix (120$) peut d’ailleurs laisser perplexe sur les prix pratiqués – et donc les marges – par le grand nom du jeu de figurine en Angleterre, suivez mon regard. On le savait déjà, mais ça se confirme. Bon cela dit, tout ceci reste malheureusement produit en Chine.

Il y vraiment beaucoup de matériel dans les 3 boites de base, que ce soit les figurines, bien sûr, mais également les décors, cartes, jetons et autres bases. Bonne surprise, contrairement à d’autres jeux, une fois tout déballé on arrive à tout faire rentrer dans la boite d’origine, sans forcer.

On a démarré une partie ce dimanche 26 mai 2019, avec le scénario d’introduction : le siège de Rennes. Comme prévu pour une première partie, la mise en place est assez longue, entre les différentes cartes à préparer et l’identification des figurines, dont certaines sont dans la boite d’extension (guide, fermier). Pas évident, d’autant que ce n’est pas indiqué. Au niveau des règles, c’est naturellement un peu touffu, mais c’est tout à fait abordable pour un wargamiste standard sans trop d’alcool dans le sang.

Aperçu du premier scénario, une table 100×100 s’avère nécessaire, mais confortale,

Pour ce premier scénario, certaines règles sont simplifiées (discussions) ou assistées (cartes conseil de guerre). La partie démarre, et le premier mécanisme qui surprend, c’est la possibilité d’enchaîner les actions pour une même unité, chose assez rare en wargame : on la déplace, on la fait attaquer, on la fait ré-attaquer via une capacité de commandement, etc. Au niveau des règles d’action (mouvement, combat, tir) on est en terrain connu, puisque cela se rapproche fortement de Battlelore/Mémoire 44 (autres jeux de plateau-wargame), avec des dés spéciaux et des résultats de type tué/blessé/défense/recul et des capacités spéciales par unités (charge, riposte, célérité, etc.). A noter que les unités « troupes », qui comptent 2 ou 3 figurines sur un même socle, sont détruites ou blessées ensemble, malgré la présence physique des 2-3 figurines. Du coup, on se demande pourquoi on aurait pas mis une seule figurine au lieu des 2-3, à moins que les futures règles de combat « libres » viennent faire « tomber » les figurines une à une, comme dans Battlelore.

Petit plus, les arbres viennent matérialiser rapidement les zones « protégées »

Sur ce premier scénario, le joueur Français (mon fiston), profite rapidement de cette possibilité de rejouer les mêmes unités, pour arriver au ras de la ville au 2nd tour… En tant qu’Anglais, j’use de perfidie pour le ralentir voir l’éradiquer en faisant jouer mes archers et progresser mon héros de niveau. Malheureusement, au 4 ième tour, Du Guesclin arrive à se réfugier dans la ville et je ne parviens pas à le tuer. Victoire française…

Le jeu tourne bien, et une fois les principes de base acquis, la partie se déroule rapidement, principalement grâce à ce mécanisme d’enchaînement. Je ne trouve rien à redire à ce stade à la mécanique de jeu, et on pressent bien que la présence des PNJs (les « civils ») et les possibilités de bonus (évolutions des personnages par l’expérience, cartes légendes, intrigues) viendront varier très agréablement un même scénario. Les possibilités tactiques peuvent devenir vraiment complexes, toujours grâce à cet effet d’activation potentiellement chaînées.

Si j’avais quelques remarques à faire, j’aurais préféré du 28mm avec moins de figurines. Et peut-être un peu plus de scénarios. Je dois dire aussi que devant la masse de matériel à peindre, je suis un peu déprimé par la quantité à traiter. Je ne sais même pas si je finirais un jour :(. En tout cas, j’attends les règles de combat « libres » pour tester tout ça en mode non scénarisé.

Au final, il est je pense impossible de regretter son achat, tant la qualité technique et les possibilités que laisse entrevoir le jeu après une première partie sont alléchantes. Et les grosses figurines sont vraiment géniales.

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